Plus de quarante années d'activité artistique. Près
de soixante-dix expositions en galeries, musées, lieux officiels ou privés.
De plus, à partir de 1970, Vincent Roux expose en permanence chez lui à Saint-Tropez.
L'accrochage change de thème chaque année au printemps, et souvent à l'automne.
Quelques constantes : portraits féminins, fleurs, bravades, régates, "Venises",
variations orientalistes, etc.

Outre les huiles sur toile (ou sur liège), les aquarelles et les dessins, des disciplines
voisines sont abordées. Ainsi la fresque. Ex: "Transfiguration de la montagne
Sainte-Victoire", Hôtel de Gaillard d'Agoult, Aix-en-Provence, 1987. À rapprocher
des vastes panoramiques à l'huile qui, à Saint-Tropez, ornent l'École
maternelle ("Bravade sur le port", 1971) ou le Café Sénéquier
("Le port de Saint-Tropez", 1989) .

À partir de 1979, l'artiste réalise plusieurs cartons de tapisseries pour Aubusson.
Thème de la première série : "Fleurs de Vincent Roux".

Entre autres premiers prix reçus aux Beaux Arts de Marseille, il y avait eu
"Ensemblier-décorateur" et "Maquette de théâtre". En 1968, Vincent
réalise en vrai les décors et les costumes du "Barbier de Séville"
de l'Opéra de Marseille (avec notamment Mady Mesplé).
Mais ce sont également
des fêtes visuelles que les costumes parfois extravagants qu'il dessine pour des amis ou
qu'il porte lui-même dans les bals masqués qu'il met en scène dans ses
résidences successives (voir plus loin "Sior Maschera").

De même que l'artiste mit en vente certaines de ses œuvres au profit de causes
généreuses (Ex : sauvegarde de Versailles, de Venise, etc.), de même il
réalisa force affiches. Pour ses propres expositions, mais aussi pour des entreprises
artistiques qu'il souhaitait soutenir. Ex : Festival du cinéma amateur de Saint-Tropez,
Foires des antiquaires d'Aix ou de Saint-Tropez, etc. Il ne dédaigna pas non plus le sport,
et notamment la boxe (poster pour le "come back" marseillais de Gratien Tonna, 1984).

Féru d'histoire de l'Art, Vincent Roux fut un pasticheur émérite.
En témoignèrent plusieurs expositions "à la manière de". Les chefs
d'œuvre du musée de l'Annonciade de Saint-Tropez sont ainsi pastichés en 1973,
ceux du musée du Jeu de Paume de Paris en 1974. Plus tard, des "suppléments à
l'œuvre de Matisse", ainsi qu'à celle de Segonzac figureront parmi ses "Impressions d'automne
sur la Sainte-Victoire" (1985).

Il n'a pas 20 ans quand il reçoit, en 1948, le Prix du Conseil général des
Bouches-du-Rhône. En 1960, la Médaille d'argent de la ville de Paris lui est
décernée, et il aura la Médaille de vermeil de la capitale en 1985.
En 1981, il est couronné par l'Académie de Marseille. En 1984, Aix-en-Provence
lui donne sa Médaille Cézanne.
En 1986, le ministre de la Culture lui remet lui-même la Croix de la Légion
d'honneur dans son bureau du Palais-Royal. Entre autres assistants, les maires des deux de ses
principaux ports d'attache : Aix-en-Provence et Saint-Tropez.

Des collectionneurs du monde entier possèdent un ou plusieurs Vincent Roux, et le catalogue
raisonné que nous préparons tentera de localiser le plus d'œuvres possible.
Mais il y a également, en France, des tableaux de l'artiste dans les collections de
l'État et de nombreuses collectivités locales : achats de Marseille en 1960,
de Paris en 1963, d'Aix-en-Provence en 1986, etc. Et si ces toiles sortaient … de leur
réserve ?