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1. Arlequin.
Avec son costume dont les losanges semblent les multiples facettes d'un
miroir brisé, Arlequin était un héros pour notre héros. Pas
étonnant que, tout au long de sa vie, celui-ci n'ait pas cessé de lui tirer le
portrait. Dira-t-on que ces œuvres-là furent autant d'autoportraits ? Allons ! ce serait
suggérer que l'existence de Vincent ne fut qu'une arlequinade ! Mais le fait est que,
lui qui eût tant aimé avoir un frère, un frangin, il éprouva des
sentiments fraternels pour ce gaillard cascadeur qui adorait les fêtes. Qui multipliait
pirouettes et cabrioles. Qui pétillait comme champagne. Qui étincelait de
trouvailles. Et qui, pudiquement, cachait sa gravité profonde derrière un nuage
de paillettes d'or.
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