Exposition Brigitte Bardot
La porte de Brandebourg à AIX
Tropézien, Vénitien, Aixois
par Vincent Roux
Biographie flash &
quelques expositions
Kaléidoscope

Cent-vingt Vincent
par Jean-Michel Royer
1. Arlequin
2. Sior Maschera
3. Beau jeune-homme
très Artiste
4. Aixois
5. Tropézien
6. Portraitiste
7. Arrêt sur image
8. Européen
9. Orientaliste
10.  Vénitien
11.  Fin de partie

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4. Aixois-Coeur-fidèle. Après les études et force voyages, il revient à Aix où (comme Cézanne avant lui) il avait, pour suivre sa vocation, refusé d'être juriste. Son credo est celui-là même de Stendhal : "avoir pour métier sa passion". Comme, malgré des débuts en fanfare, la peinture ne le nourrit pas encore (ça viendra vite), et comme il adore "chiner", son goût très sûr en la matière deviendra son métier de complément, et il s'y révélera très expert. 1960 : début d'une association fraternelle avec Hélène Caral de Montéty et création du magasin d'antiquités "Le Buisson ardent".

Bientôt, l'artiste s'installera à Peynier-sur-Arc, village dont le maire fut longtemps son oncle Vincent Delpuech.
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On verra souvent chez lui Bernard Buffet, alors fixé tout près de là, à "Château l'Art". Les deux artistes, qui plus tard voisineront également à Saint-Tropez, se lieront d'amitié. Puis celui qu'on commence à appeler "Vincent Roux le Magnifique" se fixe à Aix même, dans le quartier Mazarin. Les magazines (dont il sera jusqu'à sa mort l'un des chouchous) l'y camperont en arbitre des élégances : raffinement et originalité de sa vêture et aussi de son cadre de vie. Devenu Tropézien, Vincent restera fidèle à Aix. À cause de ses deux grandes amies : Hélène et Sainte-Victoire.

Antiquaire et "locomotive mondaine" (comme on dit alors), Hélène s'associera avec Michèle Cornut pour créer, rue Jaubert, un nouveau magasin, "Les Pâris d'Hélène". Il sera le haut-lieu du "rouxisme" aixois et le reste. "Mes bonnes fées", dira tendrement Vincent à propos d'Hélène et Micha.

Sainte-Victoire, elle, restera associée avec Cézanne. Bien qu'habitant
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désormais au bord de la mer, notre héros (dont le second prénom est Victor, et dont les premières escalades vers la Croix de Provence datent de l'enfance) continuera à fréquenter assidûment la géante de pierre. Comment, après le "Maître d'Aix", oser peindre "ce lieu où souffle l'esprit" ? L'artiste s'y refusera jusqu'en juillet 1979. Là, en direct devant les caméras de FR3, il cédera aux instances d'un journaliste ami et jettera sur le liège, au pastel gras, un brillant et brûlant "à la manière de" : une "montagne magique" très cézannienne - et très "fauve".

Ce sera le début d'une phase nouvelle de son œuvre, où le paysage passera du second plan au tout premier. Irruption. Eruption. Signe avant-coureur : les forces telluriques auxquelles il devient très sensible et sa santé qui se détériore lui font voir Sainte-Victoire comme si elle n'était plus, elle aussi, que chair pantelante. Pour qui sait regarder, certaines toiles de son avant-dernière exposition sont bouleversantes. Et prémonitoires. Antonin Artaud : "Mon corps est fissuré comme la grande montagne"…



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