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9. Orientaliste.
Ivre de couleurs brillantes et brûlantes, adorant les costumes et
les objets exotiques, féru de peinture romantique (Delacroix et Chasseriau, entre autres,
s'étaient grisés de rutilances "orientales"), profondément marqué
par le symbolisme chatoyant de Gustave Moreau mais ne répugnant pas non plus aux
exubérances tempérées de Gérôme, voire au pompiérisme
"péplum" d'Alma-Tadema, Vincent Roux a déjà beaucoup flirté avec
l'orientalisme quand, au milieu des années 80, Marrakech s'offre à lui. L'ancienne
capitale du Glaoui ne l'attire pas seulement parce qu'une partie de sa clientèle
dorée sur tranche commence à fréquenter la Mamounia : sa fascination est
avant tout picturale.

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"Voyage à Marrakech" (1986) : une exposition hyper brillante, porteuse de promesses de
renouvellement que le destin empêchera d'être tenues. Le catalogue, précieux,
atteste que l'artiste ne fut pas pour rien l'élève de Matisse,
lequel n'avait pas pour rien été l'élève de Gustave Moreau. Les
historiens d'Art seraient bien inspirés de scruter le fil rouge "Moreau-Matisse-Roux"
à propos du "nouveau fauve" que fut, à sa manière, celui que l'on a tant
insulté du qualificatif de "peintre mondain".
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