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Marcel et Jacqueline Pagnol

L'oncle et parrain de Vincent Roux, le sénateur Vincent Delpuech, était très lié d'amitié avec Marcel Pagnol. Dès le début de la carrière de Vincent, l'Académicien, auteur de la célèbre Trilogie marseillaise, montra un vif intérêt pour l'oeuvre du peintre, au point de rédiger pour lui de très beaux textes reproduits dans les catalogues de ses expositions (voir ci-dessous).

 

Ce lien d'affection mutuelle s'étendit à la femme de Marcel Pagnol, Jacqueline, dont Vincent Roux réalisa le portrait à trois reprises, comme elle le confiait en 2013 à notre présidente Michèle Cornut-Caral lors d'une rencontre à Paris : "J'ai été très sensible au soutien et à l'amitié témoignée par Vincent après la disparition de Marcel. Vincent était un ami très fidèle, un être solaire, plein de charme et de fantaisie, un merveilleux artiste de grand talent...".

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Lettre de Vincent Roux à Marcel Pagnol, Peynier, le 1er septembre 1957

Invité de l'émission radiophonique "Micro à la une", le 18 décembre 1968, Vincent Roux évoquait Marcel Pagnol au micro de Marie Albe.

 

Marie Albe : "Vincent Roux, quels sont les personnages que vous avez rencontrés dans votre jeunesse, ou dans votre existence, qui vous ont le plus marqué ? Nous aimerions, bien sûr, que ce soit dans votre jeunesse et qu’il soit de notre région pour que nous les reconnaissions."

Vincent Roux : "Il y a quinze jours, M. Marcel Pagnol, de l’Académie française, a bien voulu me faire l’honneur de me recevoir à nouveau, et il m’a dit « Vincent, je vais faire ta préface, comme j’ai fait déjà cinq ou six préfaces sur toi, mais cette fois-ci je vais faire ta préface de ta vie, et c’est très important. ». J’ai dit : « Très, bien », j’étais très ému. Il m’a dit ; « Reviens dans deux jours ». Inutile de vous dire que, pendant deux jours, j’étais ému et angoissé, à ne pas dormir, pour savoir ce qu’il allait marquer. Mais, quand même, j’étais persuadé qu’il allait être très gentil. Et puis, j’ai eu la joie, lorsque j’ai ouvert la lettre, de voir quelques mots extraordinaires (…) disant : « Après Christian Bérard et Cassandre, c’est Vincent Roux qui arrive ! ». Je manque un peu de modestie, pardonnez-moi. Mais c’est quand même une chose extraordinaire d’avoir attendu tant de temps et, un jour, par un académicien - et marseillais de surcroit, arriver à avoir ces lignes, c’est merveilleux pour moi. ».

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